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Supplément en oméga-3 : huile de poisson ou huile de lin ?

Publié le 16 décembre 2011, par Véronique Jeannon

Une étude récente parue dans la revue Journal of Functional Foods compare les effets des acides gras oméga-3 d’origine végétale et ceux issus des poissons.

Les aliments et compléments alimentaires Compléments alimentaires Produits ingérés en complément de l’alimentation courante pour pallier l’insuffisance des apports journaliers riches en oméga-3 sont aujourd’hui plébiscités par le public, de nombreuses études montrant leurs effets bénéfiques sur la santé.

Les acides gras oméga-3 sont des acides gras polyinsaturés d’origine animale ou végétale, les principaux sont :

  • l’acide alpha-linolénique (ALA) qui est dit « acide gras essentiel » car il ne peut être synthétisé par l’organisme et doit être apporté par l’alimentation. On le trouve dans les graines de lin, de colza, les noix et les chloroplastes des feuilles vertes des végétaux ;
  • l’acide eicosapentaénoïque (EPA), l’acide docosahexaénoïque (DHA) et l’acide docosapentaénoïque (DPA), que l’organisme peut synthétiser à partir d’acide alpha-linolénique (ALA), mais en faible quantité. Ils doivent donc également être apportés par l’alimentation.

Les animaux marins sont une bonne source d’acides eicosapentaénoïque et docosahexaénoïque, grâce à leur nourriture, car les algues, à la base de la chaine alimentaire marine, synthétisent les acides gras polyinsaturés à longue chaine.

De nombreuses études ont montré l’importance des acides gras oméga-3 dans l’alimentation pour la prévention de certaines maladies cardiovasculaires (arythmie, accidents vasculaires cérébraux, athérosclérose) ou de maladies inflammatoires (colite ulcéreuse, arthrite rhumatoïde).

Ils diminuent également les triglycérides. Comme les autres acides gras, ils sont connus pour se fixer à des récepteurs au niveau du foie et du tissu adipeux et modulent l’expression des gènes impliqués dans le métabolisme des lipides.

Les chercheurs ont administré une dose d’huile à des rats, tous les jours pendant 30 jours, par gavage oral. Selon le groupe d’affectation, les rats ont reçu, soit de l’huile d’olive (groupe témoin, pauvre en oméga-3), soit de l’huile de lin riche en ALA, soit un mélange d’huile de lin et de poisson, riche en EPA et DHA.

Les analyses effectuées sur les animaux au terme de l’expérience montrent que l’ajout d’huile de poisson diminue significativement les triglycérides plasmatiques par rapport à l’huile de lin seule et modifient l’expression hépatique des gènes impliqués dans le métabolisme des lipides.

L’administration chronique d’acides gras oméga-3 d’origine marine améliore davantage la clearance des lipides que les oméga-3 d’origine végétale.
Les différents acides gras oméga-3 jouent un rôle différent dans le contrôle du métabolisme des lipides, en particulier le DHA qui semble être le plus intéressant. Des études complémentaires pourraient clarifier le potentiel de chaque acide gras.


Sources

  • CAMPIOLIA, E. RUSTICHELLIB, C., AVALLONE, R., n-3 Dietary supplementation and lipid metabolism : Differences between vegetable- and fish-derived oils. Journal of Functional Foods, 2011, doi:10.1016/j.jff.2011.10.006

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